(sans l'ombre d'un doute)

vendredi 27 avril 2018

Belle-Ile en moi




Je ne me sens pas du tout rétréci. Au contraire, je n'ai pas de limites. Je suis l'espace et tout ce qui apparaît, sans distance. Surtout, je n'ai plus l'impression de localisation (ce sentiment d'être quelqu'un quelque part). L'arrière-plan vide et silencieux est une notion provisoire. Ça permet de défaire une fixation. Mais après ce partage des eaux, il y a l'expérience réelle, oui, qui n'est pas scindée en arrière-plan et en avant-plan, en vide et en formes, en Soi et en manifestation, en nirvana et samsara. Tout ça c'était des concepts qu'on a utilisés pour défaire une représentation illusoire. Maintenant l'école est finie, c'est bon, on peut passer au monde réel. Et là tout est un, tout est là, tout est parfait. Il y a parfois la marionnette François qui surgit (hello !), mais de plus en plus souvent c'est le monde, rien que le monde-espace-vide-énergie, sans marionnette au centre. Ça dépend des circonstances. Parfois c'est chargé, parfois c'est dégagé. Tout est parfait.