(NI CECI NI CELA)

mercredi 6 avril 2022

Merde

 



mardi 5 avril 2022

Quand


 

mercredi 30 mars 2022

***

 

jeudi 24 mars 2022

Anne ? Anne ?

Attention, tu vas tomber.








mercredi 23 mars 2022

vendredi 18 mars 2022

mercredi 16 mars 2022

lundi 14 mars 2022

jeudi 10 mars 2022

GrrRRr

 


dimanche 6 mars 2022

Platine

Tu as vu, je dessine super bien les platines. Bien mieux en tout cas que les chiens enragés, les piétons pressés, le vent, les vagues, les enfants courant dans la maison, les boxeurs sur le ring (par exemple). Et pourquoi ça ? Parce que les platines, elles, ne bougent pas. Tout juste de temps à autre un disque qui tourne en leur centre, mais ça ne déstructure pas l'ensemble. Le seul risque est de tomber en hypnose si on en fixe la rotation. Ca m'est arrivé une fois lors d'une soirée où je m'ennuyais faute de ne pas m'être suffisamment drogué. En dessinant pour m'occuper un peu la platine qui se trouvait là, mon regard s'est porté sur le centre du disque en train de passer, et il m'était impossible de m'en détacher. Je suis resté penché comme ça, complètement immobile, figé, hagard, hébété, en extase, ni bien ni mal, absent dans la présence. Quand des amis sont venus me demander ce que j'étais en train de fabriquer, j'ai été incapable de leur répondre, ne cessant de fixer comme pour l'éternité le centre immobile du disque. J'y voyais la clé métaphysique que je cherchais depuis toujours pour comprendre ce monde étrange où nous vivons, cette terre ronde tournant sans fin dans le vide intergalactique. (J'aurais dû prendre des notes, car malheureusement je ne me souviens plus du tout de la formidable révélation qui venait de me tomber dessus.)








samedi 19 février 2022

Ce qu'il est

Ce qu'il est, il ne l'est pas
Ce qui n'est pas, il l'est



lundi 14 février 2022

Saint Sébastien

 priez pour nous, suppliciés sans trêve




lundi 7 février 2022

Plume


 

vendredi 4 février 2022

lundi 31 janvier 2022

samedi 29 janvier 2022

Vermeer mixé

 (La Liseuse à la fenêtre et La laitière)



vendredi 28 janvier 2022

jeudi 20 janvier 2022

Anne





 

mercredi 19 janvier 2022

vendredi 14 janvier 2022

Mourir

 


mardi 4 janvier 2022

4 Little Deaths

 (d'après la série photographique de Janaina Tschäpe - 100 Little Deaths)


dimanche 2 janvier 2022

Mind the Gap !

 

Puissions-nous en 2022 faire attention à l'intervalle entre le marchepied et le quai, à celui entre deux pensées, entre une page et la suivante, entre moi et mes voisins, entre deux pets, entre soi. Bonne année à tous !






vendredi 31 décembre 2021

jeudi 30 décembre 2021

mardi 28 décembre 2021

Warnung


 

lundi 27 décembre 2021

Douce

 


mardi 21 décembre 2021

vendredi 17 décembre 2021

mercredi 15 décembre 2021

lundi 13 décembre 2021

Lundi

 


mercredi 8 décembre 2021

jeudi 2 décembre 2021

lundi 29 novembre 2021

Où suis-je ? Qui suis-je ?

 

Où suis-je ? Qui suis-je ? Je ne vois personne.

(Ou plutôt, le vide conscient ne voit personne.)

lundi 22 novembre 2021

 Dessin réalisé sur le mur du cabinet d'une amie médecin.






mercredi 10 novembre 2021

mardi 9 novembre 2021

lundi 8 novembre 2021

vendredi 22 octobre 2021

Lhassa

 La souffrance animale, cas de figure particulier.

Mon frère éleveur a une chienne, Lhassa, qui était chargée de surveiller un troupeau d'alpagas. Elle restait toujours avec eux, aboyant dès que quiconque approchait du troupeau. C'était sa mission, sa fierté. Depuis quelques mois mon frère a revendu tous ses alpagas (il change d'activité). Peut-on imaginer la tristesse de la vieille chienne Lhassa de se retrouver ainsi soudainement seule ?




mercredi 20 octobre 2021

au moment où l'on énonce "ah..."


"Quand nous nous dilatons
dans la joie devant la toute-possibilité
qui est la nature même de la conscience,
au moment du jaillissement de la création
des effets variés
qui composent les existences,
il y a alors un élan
qui est "être-conscience" :
c'est le premier instant du désir.
Et ce premier instant de pure conscience
peut-être perçu dans la région du coeur,
au moment où l'on se souvient d'une chose à faire,
au moment où l'on apprend une bonne nouvelle,
au premier instant d'une vision d'effroi,
quand on voit une chose que l'on n'avait pas encore reconnue,
au moment de l'éjaculation,
au moment où l'on énonce "ah...",
quand on lit à toute vitesse
ou encore quand on court pour sauver sa vie.
En chacun de ces moments
il y a un état de balancement
entre toutes les puissances de l'être.
C'est le premier instant du désir."
So ânanda, La Vision de Dieu

lundi 18 octobre 2021

samedi 16 octobre 2021

Post-it

 


dimanche 3 octobre 2021

vendredi 24 septembre 2021

jeudi 23 septembre 2021

mercredi 15 septembre 2021

Voyons


 

samedi 11 septembre 2021

L'immobilité totale (eurêka !)





L'été on part en vacances. On quitte un moment nos repères. C'est une expérience agréable, légère parce qu'on sait que cet éloignement de notre cadre de vie n'est que temporaire. Après les vacances on retrouvera notre appartement, nos amis et tout ce qui fait notre identité. Donc pas d'inquiétude. On prend le soleil en toute tranquillité. Allongé sur le sable de la plage ou sur l'herbe à la campagne, on se détend complètement. Comme jamais on ne se détend le reste de l'année. On peut rester longtemps complètement immobile à profiter de l'instant. On goûte là un plaisir immense dont on sera nostalgique à la rentrée de septembre, quand tout va repartir, course folle, agitation obligée. Qu'est-ce que nous aurons perdu alors qui faisait le bonheur des vacances ? L'air pur ? Le silence de la montagne ? L' odeur des pins au soleil ? Le chant des cigales ? La mer toujours recommencée ? La maison en bois au fond du jardin merveilleux ? Possible. C'est ce qu'on se dit. C'est ce que je me suis dit longtemps, avant de réaliser que ce cadre particulier des vacances est finalement anecdotique. Il ne nous en reste que des images qui ne sont pas loin d'être des cartes postales.

Alors quoi ? Qu'est-ce qui peut bien expliquer qu'on se sente si bien en vacances ? Eh bien j'ai trouvé. C'est de pouvoir goûter la parfaite immobilité que j'évoquais - au soleil, en faisant de longues siestes, allongés sur la plage ou sur l'herbe dru à la montagne. Et j'ai réalisé qu'il n'y a qu'en vacances que l'on peut rester des heures parfaitement immobile tout en étant éveillé. Du coup j'ai testé cette parfaite immobilité hors des vacances, dans la vie de tous les jours. Dans le métro par exemple. D'un coup, dans les couloirs où tout le monde court, hop, je me suis figé. Pas facile au début. C'est si peu naturel qu'on a l'impression de provoquer tout le monde. On s'attend à se faire bousculer, engueuler. Si l'on arrive à se tenir parfaitement immobile, c'est dans la peur que ça tourne mal. On est loin des vacances. Et pourtant tout de suite on vit une expérience étonnante. On réalise plein de choses dont on n'avait pas conscience. C'est très intéressant. Intéressant mais très loin du plaisir pris en vacances.

Autre test : cette fois au parc. Plus facile. Sur un banc on se fait moins remarquer, on peut s'autoriser l'immobilité sans crainte. EH BIEN CA MARCHE ! Attention, je parle d'une parfaite immobilité, pas juste se poser sur un banc en observant les canards. Non, la TOTALE immobilité. L'arrêt complet. La suspension de la moindre activité, même infime, comme de regarder à droite à gauche, sourire à l'enfant qui s'est assis contre soi, sursauter au premier coup de feu. Non. Il faut un engagement sérieux. Ne plus bouger c'est ne plus bouger du tout. C'est à cette seule condition que la magie apparaît, complètement insoupçonnée. Je l'ai vécue comme une révélation. Un autre monde m'est apparu. Un monde qui n'a rien à voir avec celui dont on fait l'expérience d'ordinaire. Ou plutôt l'arrière-plan du monde. Un arrière-plan silencieux, immobile, vide, non localisable, et d'où émerge d'instant en instant le monde - pour y retourner aussitôt.