François Matton

(sans l'ombre d'un doute)

lundi 7 octobre 2019

mardi 1 octobre 2019

La reprise des concepts

(une rechute)





vendredi 27 septembre 2019

jeudi 12 septembre 2019

mercredi 11 septembre 2019

jeudi 5 septembre 2019

lundi 2 septembre 2019

jeudi 8 août 2019

L'homme à la brouette

(allégorie)


Nourrir les alpagas, 
les poules,
 les chiens,
 les chats,
 les vaches,
 arroser le grand potager
 & les innombrables arbres fruitiers,
 curer l'étable,
 déplacer les clôtures électriques,
 etc.
 Travailler au grand air sans se poser de questions. 
 Très agréable.
(Je le savais.)


dimanche 30 juin 2019

mercredi 26 juin 2019

De soi-même

Allez hop, nettoyage. Comme ça n'a pas eu trop le temps de sécher, tout part très vite. C'est l'avantage du sol plastifié qui remonte en courbe le long des plinthes comme dans les hôpitaux. C'est moche mais c'est pratique. La crasse n'a pas le temps de se déposer. Je rince 3 ou 4 fois la serpillière, je l'essore en la torsadant à fond et la dépose bien tendue sur le seau pour qu'elle sèche. Cette agitation domestique m'a calmé. On ne dira jamais assez la vertu du ménage. Rien ne me détend comme de passer l'aspirateur. Surtout grâce au bruit qui couvre mes propres bruits. Comme sous le jet de la douche : on se laisse aller à chantonner, on se détend, c'est un peu la fête. La difficulté est d’enchaîner sur autre chose ensuite en gardant la même humeur frivole insouciante guillerette. Un bon moyen est de rester concentré uniquement sur les gestes qui s'enchaînent d'eux-mêmes. Ouvrir le placard, ranger l'aspirateur, refermer le placard, se retourner, avancer dans la pièce et poursuivre ainsi en portant l'attention uniquement au déroulé des gestes. Tout s'enchaîne de soi-même, personne n'est aux manettes. C'est ainsi que je me vois franchir le seuil de l'appartement, fermer la porte à double tour, traverser la petite cour et sortir de l'immeuble pour aller vers le bois - sans que j'en décide rien. Tout se fait tout seul. Et cela se fait d'autant mieux que je ne suis pas là pour en endosser la conduite. Les choses apparaissent, disparaissent : gris du trottoir ponctué par l'éclat des mégots de cigarettes ou des chewing-gum écrasés, mouvements, voitures, visages, silhouettes traversant l'espace, vive allure. La lumière tourne sans arrêt, anime la rue, caresse les façades, gigote les arbres. La lumière, le mouvement, les sons, les sensations : tout ça fait la matière du spectacle qui a lieu en moi, hors de moi, sans moi. Camion, poussette, couleurs, sons, bribes de paroles, pensées, sensations diverses. La lumière est particulièrement belle, comme souvent après la pluie, et donne à tout une densité merveilleuse. Chaque feuille d'arbre scintille pour clamer tout à la fois sa singularité de feuille unique et son appartenance heureuse à l'ensemble de l'univers dont elle est inséparable. Je je je. C'est le jeu.




lundi 24 juin 2019

corps 48

je tu il
nous vous ils
tout le monde est dehors
nous sommes au milieu de nous
situation pénible
spectacle moyen
je préfère observer les têtards
qui frétillent dans la mare
on dirait des virgules
corps 48
,, , , ,        ,   , ,

vendredi 21 juin 2019

Magique














Je peux maintenir l'ouverture tout en marchant, c'est formidable ! Les rues s'ouvrent devant moi. Je ne saurais dire si je les avale dans mon grand vide ou si c'est le grand vide qui les crache, mais c'est magnifique et très drôle. Les bâtiments n'ont plus la même taille, je les perçois comme des maisonnettes pour enfants. Au fur et à mesure que j'avance, le monde semble se glisser de par et d'autre pour se dissoudre — les platanes notamment. Tout ça est très étrange et follement gai. Liberté, liberté jolie !


 


Pour que cette ouverture au centre reste confortable (non angoissante), pour ne pas que je m'y abîme avec vertige, il faut que j'y maintienne la conscience de mon corps. Qu'il soit relaxé ou non n'est plus un problème. Il suffit que je sois conscient de sa présence en restant à l'écoute des sensations : chaleur, fourmillements, tensions diverses, densité, impression de creux, de mou, de spongieux, etc.  
Ces sensations changeant sans cesse, l'abandon de toute image fixe de mon corps s'impose — pour ne pas le brimer, pour lui laisser tout loisir de se métamorphoser à sa guise. Par exemple sa taille varie considérablement, d'une minute à l'autre, en fonction des tensions auxquelles il est nécessairement soumis pour accomplir le moindre geste. Il passe de nain à géant sans ciller.

En m'allongeant sur le canapé, il peut en revanche se relâcher complètement. Il se fait alors très léger, très discret — même s'il s'étale au premier plein et occupe une bonne partie de mon champ visuel comme un nabab vautré dans l'abandon.
Je le perçois au même titre que n'importe quel autre objet du monde. Il se trouve juste qu'il est constamment au tout premier plan : c'est mon paysage le plus familier.
Anne, Anne, n'entends-tu rien venir ? Le monde est en marche vers la joie !




lundi 17 juin 2019

mercredi 12 juin 2019

vendredi 7 juin 2019

lundi 3 juin 2019

lundi 27 mai 2019

dimanche 26 mai 2019

jeudi 23 mai 2019

mercredi 22 mai 2019

dimanche 19 mai 2019

S'éveiller au rêve







(une expérience inspirée de la vision non duelle de Douglas Harding)




samedi 18 mai 2019

Portrait à la cire





Peinture à la cire. Ma période Philippe Cognée. 
Si j'avais eu du courage j'aurais pu faire fortune. 
(Aurais-je été plus heureux ?)


mardi 14 mai 2019

lundi 13 mai 2019

mercredi 8 mai 2019

lundi 6 mai 2019

samedi 4 mai 2019

Au cœur de la sédition

(Chez mon frère, près d'Angers, il y a quelques jours.)



jeudi 2 mai 2019

Travailler

Je me travaille
Tu me travailles
Il se travaille
Nous nous travaillons
Vous vous travaillez
Ils se travaillent



jeudi 25 avril 2019

Toc

(Et là, toc, je te mets une jolie aquarelle qui va rassurer tout le monde sur mon compte.)




vendredi 19 avril 2019

mercredi 17 avril 2019

dimanche 14 avril 2019

vendredi 12 avril 2019

Axel il y a quelques années

(depuis, ça va mieux)

jeudi 11 avril 2019

mardi 9 avril 2019

lundi 8 avril 2019

Épiphanie mon amie


Comme les chats me fatiguaient à réclamer encore des croquettes, je suis parti me promener en fin d'après-midi. Je comptais faire une grande boucle en marchant d'un bon pas, mais sitôt arrivé à la première prairie j'ai été attiré par l'herbe très fraîche. J'ai voulu la fouler la sentir la toucher. Je me suis assis au pied d'un arbre. Il m'a fallu une ou deux minutes pour trouver une bonne verticalité détendue. Après quoi j'ai fermé les yeux quelques instants pour me mettre à l'écoute des sensations plus subtiles. Quand tout s'est déployé, j'ai soupiré et ma respiration est devenue plus intime. Alors j'ai doucement ouvert les yeux sans quitter le feeling d'unité. La vision est apparue non séparée. La prairie et les arbres avaient l'aura et la présence d'un tableau de Vermeer. C'est-à-dire que tout, chaque détail, chaque feuille, chaque brin d'herbe, chaque nuage, tout se tenait là de sa propre vie singulière et pourtant indissociable de l'ensemble. Comme s'il n'y avait plus de contingence. Un tableau si parfait qu'il était là sans être vu par personne (donc pas un tableau en fait). Comme s'il n'y avait que ça, qui était tout, sans autre chose ailleurs. Ce n'était pas une expérience mystique, je crois que c'était juste le monde normal quand il n'est pas vu en passant par le filtre "moi qui regarde et évalue".  
Comme c'était très stable, il n'y avait aucun effort à faire pour maintenir cette évidence (qui tenait d'elle-même). Le corps comprend. Il se régale quand on lui donne l'initiative. D'ailleurs il a commencé à bouger un peu - les mains, les bras... petits gestes étranges au ralenti...  petits rééquilibrages, orchestration de je ne sais quoi. Très agréable. Peut-être une heure comme ça. Après quoi je me suis levé tel Robert Walser pour reprendre ma promenade.



dimanche 7 avril 2019

mardi 2 avril 2019

Tac





lundi 1 avril 2019

vendredi 29 mars 2019

Take care

take air